En hommage à Klaas Stapert
« Les parfums, les couleurs et les sons se répondent »
Lors d’un entretien avec l’écrivain Charles Juliet, Pierre Soulages disait : « L’outil n’est pas le noir, mais la lumière… »
Lumière posée sur la neige d’un tableau de Breughel.
Lumière verte du marais Poitevin, le jour de ton mariage avec Myriam Comet, rencontre de vives intelligences.
Lumière de l’horizon flou, de mer et d’espaces laiteux de Piet Moget, qui se mélange à ton piano, en La Bémol mineur, et à tes mots :
« Il reste l’essentiel jusque tout sera dissout »
Puis aux rives des vibrations infinies, des couleurs mouvantes d’un ciel brouillé et d’une mer tremblante, tu joues en Ré Dièse Majeur et dis au peintre:
« Libération de mon rêve angoissant que toute lumière soit engloutie par le soleil et les étoiles et que je continue à tomber dans le noir »
Klaas, te voilà face à l’outre Noir de Pierre Soulages, « l’appel de l’Ange », une petite musique que tu as composée sur un tableau d’Aurélia Stapert, te transporte, de l’or irise les sillons de peinture, la Main de l’Ange t’emporte dans un bruissement léger de l’autre côté de la toile…
Bernard Dufau



