Le livre d’Aurelia Stapert, l'Ange roman dans la pensée et dans l'art, reçoit le prix de l’Académie française en 1975. Le prix Broquette-Gonin est destiné à récompenser l'auteur d'un ouvrage philosophique, politique ou littéraire jugé susceptible d'inspirer l'amour du vrai, du beau et du bien. Aurelia Stapert fait autorité dans ce domaine. Elle est citée dans de nombreux ouvrages comme dans des recherches fameuses : par exemple, celle du Professeur Robert Derome du Département d'histoire de l'art de l’Université du Québec à Montréal pour L’Ange Gardien in En présence des Anges, Art religieux et dévotions populaires qu’il cite pour sa bibliographie ( Aurelia Stapert, L'ange roman dans la pensée et dans l'art, Paris Berg International, 1975, p. 367. ) Source de l’article
Ce livre rare est aussi mentionné dans nombreuses bibliographies de librairies en ligne. Il est répertorié par le Ministère de la Culture en France, la Bibliothèque des arts décoratifs et par de nombreuses Institutions : L’Université catholique de Lille, en Espagne (in Catàleg Collectiu de les Universitats de Catalunya), en Allemagne, au Canada…
Henri Corbin philosophe, a préfacé ce livre.
Henry Corbin (1903-1978), orientaliste et philosophe, est l'un des penseurs les plus éminents du XXème siècle. Disciple d'Etienne Gilson et de Louis Massignon, à qui il succéda dans la chaire d'Etude de l'Islam de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes de la Sorbonne, il fut aussi l'un des piliers fondamentaux –avec C.G. Jung et M. Eliade, entre autres- du cercle "Eranos" de 1949 à 1977, directeur du Département d'Iranologie de l'Institut Franco-Iranien de Téhéran de 1946 à 1970, professeur durant plus de trente ans à l'Université de Téhéran et membre fondateur de l'Université Saint-Jean de Jérusalem. Source de l’article
Extraits de sa préface:
…L'ample recherche d'Aurelia Stapert est toute entière consacrée à l'être de l'Ange et sa manifestation dans l'art roman. Le matériel mis en œuvre est considérable. L'encadrement théologique est solide; il fait appel à des textes très sûrs et très variés de la tradition patristique. Les présentes pages ne prétendent nullement les doubler. Elles voudraient simplement suggérer l'encadrement plus vaste encore que comporterait une Somme d'angélologie dont le travail d'Aurélia Stapert constituera désormais un chapitre capital. Une Somme qui n'a jamais encore été écrite, mais qui un jour sera peut-être le lieu idéal d'une manifestation intégrale de la présence de l'Ange, parce qu'elle constituerait la phénoménologie intégrale de sa rencontre…
…Et c'est pourquoi l'on ne saurait mieux conclure ces lignes qu'en se référant à celles où Maurice Maeterlinck demande : « Dites-moi quel est votre Dieu, ce qu'il fait ce qu’il dit, ce qu'il pense, comment vous le voyez… » Transposant, comme l'angélologie l'exige, nous demanderons : « Dites-moi quel est votre Ange. Dessinez-le moi. Si vous le pouvez. Qu'ont fait d'autre en effet les iconographes de tous les temps ? Alors « je saurai qui vous êtes. Mieux que si j’avais vécu dix années avec vous ». Et Maeterlinck ajoutait : « Si je ne me sens pas forcé de respecter et d'adorer votre Dieu, c'est que vous ne valez pas grand'chose ».
Redoutable en vérité est la rencontre avec l'Ange.
Henry CO
Paris, septembre 1974.
Aurelia Stapert a travaillé sous la direction de Marie –Madeleine Davy
Elle a participé pour son compte à de nombreuses recherches puisqu’elle avait étudié en Hollande, son pays d’origine, plusieurs langues anciennes, latin et grec notamment et parlait et écrivait en plusieurs langues, français, anglais, espagnol, allemand.
Elle a poursuivi ensuite ses études en France, à l’Université de Poitiers en Histoire de l’Art, où elle a présenté sa thèse sur le thème de l’Ange.
Aurelia Stapert a aussi reçu sa formation initiale de plasticienne à
Tous les dessins contenus dans son livre l'Ange roman dans la pensée et dans l'art, sont de l’auteur.
Marie –Madeleine Davy
Les conférences de Marie –Madeleine Davy attiraient des foules imposantes et tous ses livres étaient régulièrement édités : maître de recherches au CNRS, elle était surtout en quête de l’infini qui est en nous. Elle en parlait avec fougue et bon sens. Elle avait des connaissances encyclopédiques... Pendant plus de douze ans, elle va étudier la philosophie, qu’elle envisage comme une sagesse, l’histoire et



